Wednesday, May 14, 2014

[Essai en Français] Easystar 2 version RR de Multiplex

Article paru dans Modèle Magazine



Easystar 2 version RR de Multiplex ...  Toujours un coup d’avance !

Introduction

L’Easystar est sans aucun doute l’un des bestsellers de Multiplex depuis des années, un moto-planeur compact, aussi bien utilisé pour débuter que pour faire du vol en immersion, conjugué à toute les sauces, ayant ses afficionados,  et particulièrement reconnaissable par son look avec son moteur propulsif.  Après un premier  petit  « relooking » il y a quelques années, je vous propose aujourd’hui l’essai de la nouvelle génération, l’Easystar 2, sortie fin 2011, et déjà disponible à la vente.

On ne change pas une formule gagnante !


On pourrait résumer ce nouvel  Easystar 2 par la formule suivante : rien ne change, et pourtant tout change !  Au premier coup d’œil, cette nouvelle version ressemble beaucoup à la version précédente, mais on note rapidement que la ligne s’est adoucit et que le pylône moteur est plus haut et plus esthétique, permettant d’accueillir un outrunner et une hélice plus grande, gage d’une plus grande puissance.  L’envergure est  à quelques mm près la même (6 mm de plus), le fuselage est un peu plus long, l’Easystar 2 offre un poil plus de surface alaire, et une charge alaire en légère diminution (25g/dm2 au lieu de 28). Mais là ne réside pas les atouts de cette nouvelle génération de l’Easystar.  Les réelles nouveautés sont le moteur brushless outrunner équipé d’une hélice propulsive repliable, un empennage démontable grâce à un système très astucieux,  des ailes pré-équipées pour l’installation d’ailerons, et enfin d’un volume intérieur de fuselage bien plus important permettant d’y embarquer  des accus de grosses capacités.

Inspection du Kit


La version essayée est la version « Ready to fly », baptisée RR, qui arrive avec les 2 servos profondeur/direction installés, le moteur brushless et son contrôleur montés sur un kit entièrement assemblé. On se trouve en possession d’un moto-planeur 2 axes. Il reste à brancher votre récepteur et mettre la batterie de propulsion avant d’aller voler. Regardons de plus près les différents éléments du kit. Pour avoir possédé 2 Easygliders, un twinstar (première génération) et plus récemment un Merlin, je mesure le chemin parcouru par Multiplex depuis l’apparition des premiers kits en Elapor. Cet Easystar 2 franchit un nouveau pas que ce soit dans la qualité moulage, d’assemblage, les ajustages des pièces entre elles, et de la conception.  Ce kit respire le soin apporté aux moindres détails de la conception. Les 2 demi ailes sont terminées, boite à clé fermée, sans point dur, autocollants de décoration avec un aspect satiné du plus belle effet posés. L’aileron n’est pas découpé, mais tous les moulages sont présents. A l’intrados, le logement pour un servos de 9gr est moulé et dissimulé sous la décoration adhésive, tout comme la saignée permettant de router le fil de servos jusqu’au fuselage. La qualité de moulage est excellente, aucun picos visibles à l’extrados, donnant un état de surface très propre, les buses d’injection se trouvant à l’intrados. Dans la poche d’accessoires qui accompagne le kit, on trouve tout l’accastillage  nécessaire pour le montage des ailerons, excellente attention !


Passons au fuselage, lui aussi livré terminé : Même qualité de moulage, à laquelle se rajoute une très belle qualité de montage.  Tout de suite, ce qui attire l’œil, c’est l’installation du moteur, joliment carénée. Le capot en plastique est parfaitement ajusté. Il s’enlève par trois vis pour laisser l’accès au moteur, un PERMAX BL-O 2830-1100 et au contrôleur MULTIcont BL-20 SD, situé à l’intérieur du pylône. Les servos, 2 Nano S, sont installés sous l’assise de l’aile et les commandes sont posées. C’est très proprement fait mais le petit bémol est qu’ils ne sont plus du tout accessibles en cas de maintenance, dommage. La verrière, terminé avec son système de verrouillage est peinte couleur gris anthracite aspect satiné. Les stickers sont également posés. Côté dérive et profondeur, rien à faire si ce n’est que monter l’empennage une première fois pour régler la commande de profondeur, pour laisser ensuite le domino serré avec sa vis sur la corde à piano et non sur le guignol de profondeur (système démontable astucieux permettant aussi de servir de fusible en cas de choc important). Ce même type de guignol est également utilisé à la dérive ou sur les ailerons. Une clé tube en fibre de verre accompagne l’ensemble. La boite, muni de sa poignée constitue le moyen de stockage et de transport idéal, moyennant un ou 2 intercalaires en mousse pour éviter que les éléments se marquent entre eux pendant le transport.

Version 3 axes


Ayant 2 servos de 9 gr qui trainaient au fond du tiroir, j’ai opté de monter cet Easystar 2 en 3 axes tout de suite. Cette opération est largement facilitée par le fait que l’aile est « ailerons ready » et que tout l’accastillage nécessaire est fourni. Après avoir rallongé les fils de servos, on découpe soigneusement les puits de servos et la saignée pour le fil dans la décoration adhésive. Si besoin est, on adapte un peu la forme ou la dimension du puit de servos avec un cutter muni d’une lame neuve. Le servos se met en place dans son logement avec une petite pression, en ayant pris le soin de positionner correctement le palonnier de servos. Un petit point de colle genre « résiste à tout » permet d’avoir l’esprit tranquille. Côté gouverne, le guignol en plastique est collé à la cyano. La commande est en corde a piano, coudée en Z cote servos, et droite coté guignol. Le domino et sa petite vis pour clé Allen, pincé par le guignol permet de régler précisément et facilement le neutre de l’aileron.
Coté fuselage, un profilé en plastique est déjà en place sur l’assise recevant l’aile et permet de coincé puis immobiliser avec une goutte de cyano les 2 prises de servos femelle (type universelle) des rallonges de servos allant au récepteur. L’opération complète d’installation des ailerons ne prend pas plus de 15 minutes.
Pour terminer le montage, après connexion des différents servos et contrôleur sur le récepteur, on le glisse et immobilise sous l’aile, le plus loin possible, avec de la mousse. Puis il reste à mettre du velcro adhésif (fourni) à l’intérieur du fuselage pour fixer la batterie de propulsion. Ne pas hésiter à mettre une longueur importante y compris assez loin vers l’avant, car vous aurez possiblement à avancer ou reculer la batterie en fonction de son poids afin de garder le bon centre de gravité. Par rapport à cela, je me suis d’ailleurs permis une petite modification du kit en collant sous l’intrados de l’aile 2 petits bouts de gaine plastique blanche pour indiquer clairement le centre de gravité et me permettant de le contrôler rapidement sur le terrain avec les 2 doigts. 

Direction le terrain


Pour les essais,  j’ai utilisé une batterie 3s 2200mAh et une 3S 1800 mAh, plus légère. Elles permettent d’obtenir le bon centre de gravité sans rajouter de plomb. Installation de la batterie, on vérifie le centrage, bien content de la petite modification décrite plus haut, essais moteur et hop … c’est parti !
Après quelques mètres en plané,  je mets les gaz et l’Easystar 2 prend immédiatement sa pente de montée, sous une pente de 30° environ. La puissance est sécurisante, évidemment plus importante qu’avec la première génération de l’Easystar 1, mais cela ne grimpe pas à la verticale, sans aucun doute due à la dimension limitée de l’hélice de par sa configuration propulsive.
En pilotage 2 axes, la dérive possède un bon mordant malgré sa petite taille. La profondeur, plus grande est elle aussi efficace et précise. La mise en virage à la dérive se fait parfaitement, et la remise à plat de même bien qu’il y a cette petite latence entre le moment où l’on donne l’ordre et le moment ou la dérive agit à contre, propre au pilotage 2 axes. Dans ces conditions on évitera de se retrouver aux grands angles. Le décrochage arrive tard et est tout gentil, donc se rattrape très facilement.


En pilotage 3 axes, l’Easystar 2 est beaucoup plus joueur et offre un confort de pilotage plus important et élargit  considérablement le domaine de vol. Les ailerons sont doux et fournissent un taux de roulis suffisant pour le vol normal ou la voltige de base. Les trajectoires sont plus précises et tendues.
Moteur coupé, l’Easystar 2 plane plutôt bien, sans pour autant rivaliser avec son grand frère l’Easyglider. On apprécie l’hélice repliable qui ne freine plus et se fait oublié. Dès lors, les phases de plané se font plus nombreuses, on se prend à explorer l’espace de vol, à la recherche du thermique de passage. L’Easystar 2 le signale d’ailleurs plutôt bien et est capable de l’exploiter, prenant de l’altitude au passage. La spirale en 3 axes est une formalité, dérive dans le sens du virage, ailerons à contre pour contrôler l’inclinaison, et on dose la profondeur pour gérer la montée. La taille compacte ne permet pas d’aller trop loin, comme avec des planeurs plus grands, par contre comme l’Easystar transite bien, on peut couvrir du terrain, et puis si on est impatient, un filet de gaz et le tour est joué.
Mare de faire des ronds en l‘air ? … Aller, manche au tableau et prise de vitesse pour faire un peu de voltige. Les figures verticales, loopings ou renversements, passent bien, mais on n’hésitera pas à utiliser le moteur pour gagner en amplitude et en contrôle de trajectoire. Cela devient rapidement un exercice plaisant.
Le tonneau passe sans encombre, sans « barriquer ». Là aussi l’aide du moteur apporte plus de dynamisme à la figure et permet même d’enchainer plusieurs tonneaux, dans l’axe, sans sur-pilotage. La poussée du moteur n’interfère aucunement, ce qui est un bon point.
Le vol dos est un régal, parfaitement contrôlable, dosable à chaque instant grâce à l’efficacité et le  mordant de la profondeur. L’utilisation du moteur permet de rester plusieurs minutes sur le dos et d’enchainer les passages bas, un délice ! 
L’autonomie de vol est particulièrement importante puisque qu’avec une batterie Lipo 3s de 2000 mAh on avoisine facilement les 45 minutes de vol par temps neutre en fonction des conditions et de la gestion des gaz.
Pour terminer ce chapitre sur le vol, quoi de mieux qu’une ou deux petites vidéos pour vous forger votre opinion ! La première vidéo a été faite lors de la première séance de vol :


Easystar 2 MPX from Pierre Rondel on Vimeo.

La deuxième vidéo a été prise lors de la séance photo, en guise de « making of » :


Easy Star 2 shooting session from Pierre Rondel on Vimeo.


Que du bon !


Le bilan au final est très positif ! Ce nouvel Easystar 2 est excellemment bien conçu, parfaitement moulé et superbement bien assemblé pour cette version RR. Le plaisir et la facilité de pilotage qu’il apporte le positionne clairement  comme le moto-planeur compacte à tout faire, aussi à l’aise pour faire ses premiers pas  en version 2 axes, que pour vous défouler en version 3 axes pour les pilotes plus expérimentés, il fera également  une excellente « plateforme » pour la photo ou la vidéo aérienne ou alors pour le vol en immersion grâce à sa grande capacité de chargement. La version RR est vraiment parfaite pour les plus pressés d’entre vous. Bref à conseiller sans réserve !

Caractéristiques techniques :

  • Envergure: 1366 mm
  • Longueur: 977 mm
  • Poids en vol: 
  • 585 gr hors accus de propulsion 
  • 762 gr avec accus Lipo 3S 2200mAh
  • Surface alaire: env. 28 dm² (aile + stab)
  • Charge alaire: 27 g/dm²
  • Fonctions RC: Profondeur, Direction, Moteur, (Ailerons optionnels)
  • Moteur : PERMAX BL-O 2830-1100
  • MULTIcont BL-20 SD

Réglages: (+ s’entend vers le bas et – s’entend vers le haut)
  • Centre de gravité :  80 mm 
  • Profondeur +/- 8 mm 
  • Dérive : +/- 13 mm 
  • Ailerons : - 15 mm / +10 mm
J’ai aimé:
  • Qualité du kit
  • Bel assemblage pour cette version RR
  • Le stab démontable


J’ai moins aimé:
  • Servos de fuselage non accessibles
  • Le moteur aurait pu être un poil plus puissant … 

5 comments:

  1. Article complet agrémenté de belles vidéos, merci.
    Je souhaite me remettre au vol RC (une courte expérience en 2008 sur trainer thermique, 2 leçons écolage et 5 vols courts), je m'oriente vers le planeur (proximité d'un club VDP pas trop loin et amateur de beaux vols gracieux).
    J'aurai 2 questions svp :
    * Easystar 2 ou EasyGlider Pro ? (je commencerai par du vol de plaine et je dois acquérir les bases du vol)
    *Quelle radio recommanderiez-vous ? (évolutive et "orientée" planeur)

    Merci d'avance.
    Bonne journée.
    Erod63

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    1. L'Esayglider est plus voilier que l'easystar donc plus performant. Si vous avez encore les reflex de base cela peut le faire. Sinon, l'Easystar et probablement plus facile à piloter. Pour la radio, prendre une 8 voies, car en général, elles possèdent tous les mixages nécessaires pour des planeurs plus évolués. Attention, une radio est un marché captif car les récepteurs ne sont pas compatibles entre les marques. Donc bien regardé le prix des récepteurs avant de choisir.

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  2. Merci pour votre avis, je vais en tenir compte, probablement l'Easystar pour retrouver les bases et automatismes et une évolution vers l'Easyglider ensuite.
    Ok pour la radio.
    Votre revue sur le Libelle m'en a donné également très envie , mais c'est une autre histoire ;)
    Bonne soirée.

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  3. Très belle video Mr Rondel
    je suis débutant age 50 ans et l'easystar2 est fait pour les débutant je possede un rc Graupner MZ 18 avec recepteur GR24L et GR12L je peu les mettres sur l'easystar ou dois je prendre le kit RTF avec la radio multiplex.
    merci a vous champion.

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  4. bonjours jai un soucis avec mon planeur eazy star 2 quan je mai les gaz est que je le lence il vir a gauche ou a droite

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